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Tarot : l'art du storytelling

Souvent, en tarot, on a peur de mal interpréter les cartes. Et si je me trompais ? Et si ça ne parlait pas à lae consultant·e ? Et si j'étais une arnaque  ? Pourtant, c'est assez simple de lire les cartes. Je ne te parle pas de connaître les 78 significations par coeur pour chacun des jeux de ta tarothèque, mais plutôt de raconter une histoire avec les cartes qui sortent, que tu vois.

Comment bien interpréter un tirage ?

Tout d'abord, il n'y a pas de bonne manière de tirer, lire ou interpréter les cartes. Tu peux suivre un schéma établi à l'avance (que l'on retrouve beaucoup sur internet en anglais sous le nom de "tarot spread") ou y aller à l'intuition. Tu peux aussi faire un spread et ajouter des cartes en suite.

Ma pratique du tarot s'est vraiment débloquée quand j'ai arrêté d'avoir peur de me tromper et que j'ai appris à raconter des histoires avec mes cartes. 

Si je me trompe, lae client·e ne va pas être content·e !

Déjà, il faut savoir que chez les professionnels de mancies (prédictions et divinations) et de tarologie conseil, il est admis que si 60% de ce que peut transmettre lae tarologue est pertinent sur le moment, tu es déjà en face d'un excellent professionnel. 

Mais si tu ne pratiques pas le tarot prédictif, tu as ce stress en moins. Pas besoin de chercher à deviner : tu es là pour prodiguer des conseils, pas pour jouer à Mme Irma.

Il faut savoir qu'avec le tarot, parfois, j'ai l'impression que ce n'est pas moi, qui parle... C'est comme si on me transmettait des messages, parfois peu clairs, et les restituer me demande beaucoup d'énergie et un gros effort de concentration. 

À la fin d'un tirage, je prends toujours les cartes en photo et j'envoie un mail à lae consultant·e avec quelques grandes lignes. Cela me permet de garder une trace et si besoin, d'y revenir. 

Un tirage est une photographie du moment présent.

À partir de là, no stress ! Les énergies en place peuvent ne pas être perceptibles pour lae consultant·e ou ne pas lui parler. Si ça ne lui va pas, il faut savoir qu'iel garde son libre arbitre et va sûrement changer son comportement ou son point de vue pour ne pas subir ce qui ne lui a pas plu dans le tirage. Donc forcément, les énergies vont changer, et ce que tu auras vu dans le tirage aussi... 

Cela ne veut pas dire que tu n'es pas un·e excellent tarologue ! Cela veut dire que lae consultant·e aura bien pris note de tes mises en garde et aura agi en conséquence. 

Le secret, c'est de raconter des histoires.

Quand tu as un tirage, et même si tu suis un schéma préétabli, le secret, c'est de raconter une histoire. Pas n'importe quoi, mais celle que te disent les cartes. Et pour ça, pas de secrets : il faut oublier les significations du petit livret blanc, il faut faire parler les cartes entre elles, il faut oser dire ce que le tirage t'inspire (et ce, même si lae consultant·e fait des grimaces ou ne semble pas convaincu·e !) 

Pour raconter des histoires, il faut non seulement laisser parler son intuition mais aussi lui faire confiance, une confiance aveugle. 

Il m'est déjà arrivé de sentir des choses que je sentais que la personne en face de moi ne voulait pas admettre (notamment des peurs ou des blocages), et ce, même avant que le tirage commence ! Je n'hésite pas à le dire, ou à le formuler d'une manière à créer le dialogue. Si cette personne vient, c'est qu'elle a besoin de moi, de ce que je peux faire, de mon intuition. Elle ne vient pas pour que je lui dise "hm je ne sais pas trop, je vois des trucs mais je suis pas sûre" ! Personne ne te demande d'être sûre de toi, de ne jamais te tromper. Si jamais une personne t'arrête en te disant que ça ne lui parle pas, pose-lui des questions, dis-lui que peut-être le tirage n'a pas de sens maintenant mais en aura plus tard, reformule. Le dialogue lors d'un tirage est hyper important (en tout cas dans ma façon de faire). 

Comment révéler son intuition et se faire confiance ?

Pour la confiance, je n'ai pas de secret tout prêt à te confier. Je sais que c'est ce que tu veux, ou alors tu voudrais un rituel qui te facilite la vie. Un rituel qui t'aide à canaliser les messages, à développer ta clairvoyance. La vérité, c'est que tout ça, c'est comme le sport : on s'améliore en pratiquant, et parfois en se cassant la gueule (ça ne m'est jamais arrivé encore). Pour travailler ton intuition, il faut l'écouter, faire taire ton mental. Arrêter de laisser parler la petite voix sceptique qui te pourrit gentiment tes ressentis. 

Le meilleur conseil qu'on m'ait donner pour faire taire mon mental, c'est la méditation. Et j'ai parfaitement conscience que parfois, c'est hyper chiant, la méditation. Alors si tu es comme moi et que rester assis·e pendant 30 minutes focalisé·e sur ta respiration t'emmerde, tu peux opter pour des méditations guidées et courtes. J'insiste : courtes. Ça ne sert à rien de te mettre la pression pour méditer pendant 30 minutes. Fais ce que tu peux, c'est déjà assez. 

Tu peux aussi opter pour une activité dite méditative : une activité qui te plongera dans un état relaxé, où tu oublieras un peu le mental. Et là, tu peux être créatif·ve : sport, manucure, massage... Mais il faut y mettre une intention de méditation. Si tu sors courir pour battre ton record, autant te dire que tu es loin de faire taire le mental. Si tu sors courir pour juste le kiff et te vider la tête, là on y est. 

Le meilleur conseil pour se faire confiance est d'oser se faire confiance. Je sais, c'est con, tu voudrais que je te donne des astuces, mais je n'ai que ça. Quand tu sors un truc, tu dois toi-même y croire. Si Steve Jobs n'avait pas eu confiance en ses idées farfelues, aurait-on des Macbook à 3500€ aujourd'hui ? Et pourtant, dans les années 80, c'était pas gagné. Se faire confiance, ça s'apprend en pratiquant. Si tu évites de tirer les cartes par peur de te tromper, tu ne progresseras jamais sur ta confiance. Plus tu vas tirer les cartes, plus ça va être fluide, plus tu seras à l'aise, plus tu connaîtras tes rituels, ta chorégraphie, et plus tu auras confiance. Car ce sera devenu une forme de zone de confort.

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Si tu as toujours rêvé d'apprendre à lire le tarot mais que tu n'as jamais su par où commencer, ou si tu lis déjà le tarot mais que tu veux compléter tes connaissances, ma formation "Page d'Épées" est faite pour toi. 

Plus d'informations par ici ou par mail.


Apprendre à ignorer les mauvaises intentions des sceptiques venus te tester.

Quand tu tires les cartes, tu es là pour faire ton travail (que tu sois professionnel·le ou non), pour faire ton art. Si quelqu'un est sceptique, fais ton travail sans chercher à lae convaincre. S'il essaie de te pourrir pendant la séance, tu es libre d'arrêter la consultation, de rembourser la personne et de la renvoyer chez elle. Personne ne te demande de convaincre et de plaire à tout le monde, parce que c'est impossible. Chaque tarologue a sa sensibilité propre, et parfois tu n'auras aucune connexion avec une personne. Parfois, une personne sera juste armée de mauvaises intentions et cherchera juste à te piéger. Dans ce cas, tu n'as pas à te laisser faire. Essaie simplement de rester professionnel·le et d'accompagner tes au revoir d'un joli sourire. 

Comment apprendre à raconter des histoires ?

Le secret d'une bonne histoire, c'est la confiance de la personne qui narre en ses capacités de narration. Et pour ça, il faut pratiquer.

Tu veux en savoir plus ? N'hésite pas à rejoindre ma team de witches éclairé·e·s pour apprendre à ne plus tirer les cartes, mais à les lire. 


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