· 

Selfcare, discipline, bienveillance

Avec l'avènement de la notion de self-care (aka prendre soin de soi, ce qui est une très bonne chose), dans les sphères militantes, sorcières et du développement personnel, et l'omniprésence de la bienveillance, il peut devenir très vite difficile de faire la différence entre self-care et pansement.

Je parlais avec mon Pizza Coven et en particulier P. de cette difficulté. Elle comme moi avons nombres de projets pour nous, notre bien-être et nos vies (et nous en avons quelques uns en commun). Mais nous nous sommes rendues compte que rien n'avançait car nous nous laissons embarquer dans un tourbillon de ce que P. appelle la volonté (aka "là, j'ai envie de ça") et de discipline.

 

La discipline, on voit ça comme une contrainte horrible. Pour P. et moi, la discipline consisterait en fait à juste faire ce qui sert notre bien-être physique et mental, ainsi que nos ambitions... Plutôt que de nous laisser dominer par nos envies du moment, qui sont en fait des pansements pour l'égo ou du FOMO (fear of missing out : peur de manquer ou de rater quelque chose). Oui, boire du vin et manger du pain, j'adore. Oui, boire un coup entre ami-e-s, P. adore. Mais quand ça prend une place trop importante par peur de manquer, et qu'après on s'en veut de pas avoir fait ce qui nous importe vraiment... Il est où, le self-care ? Comme dirait mon amie E., le self-care c'est pas juste les bains moussants. Le self-care, pour moi, c'est admettre que manger une pizza au gluten me rend malade pendant une semaine (je suis en pleine phase de déni, je viens de passer les 5 pires jours mon année). Le self-care, c'est quand P. met de la discipline dans son agenda et se réserve des créneaux pour écrire le livre qu'elle veut sortir. Le self-care, c'est refuser de sortir car je suis épuisée. Le self-care, c'est écouter les besoins réels de mon corps et pas uniquement mes envies gourmandes.

 

Parfois, oui, la bienveillance envers soi ne consiste pas à faire ce que notre volonté (ou notre ego) nous dicte sur l'instant, mais plutôt à se tenir à une forme d'engagement envers soi-même, pour sa santé, ses projets ou sa spiritualité, ou n'importe quoi qui soit important pour soi.

Comme avec un enfant que l'on éduque, finalement. La bienveillance, c'est aussi poser des limites.

SI TU AS AIMÉ CET ARTICLE, INVITE UN-E AMI-E À LE LIRE :


RECEVOIR MES MOTS-DOUX

Tu recevras mes mot-doux directement dans ta boîte mail. C'est un accès privé à mon boudoir. 

Tu recevras des textes exclusifs, des cadeaux, mes actualités, mes pensées...

Tu peux évidemment te désabonner à tout moment !